Activation - catalyse
L'hydrogène est souvent présenté comme un vecteur énergétique d'avenir en remplacement des hydrocarbures fossiles, notamment dans le domaine des transports. Il peut être utilisé directement dans des moteurs à combustion interne, ou alimenter des piles à combustibles produisant de l'électricité, sa transformation ne produisant que de l'eau.
Des chercheurs du LCBM (CEA-CNRS-Université J. Fourier, Grenoble), de l’Iramis (CEA, Saclay) ainsi qu’une équipe du Liten (CEA, Grenoble) ont combiné nanosciences et chimie bio-inspirée pour élaborer, pour la première fois, un matériau capable de catalyser sans platine aussi bien la production d’hydrogène que son utilisation dans les piles à combustible dites « piles à hydrogène ».
La chimie organique s'est développée en forme d'art où les scientifiques produisent des créations chimiques merveilleuses dans leurs tubes à essai. L'humanité bénéficie de ce savoir-faire sous la forme de médicaments, d'électroniques toujours plus précis et de matériaux technologiques avancés. Le prix Nobel en chimie 2010 récompense l'un des outils les plus sophistiqués disponibles aux chimistes aujourd'hui.
Spectacle tragique qu’est l’énorme masse noire d’hydrocarbures qui pollue la mer et, sous l’effet des vents et marées, atteint et imprègne nos côtes, qui intoxique la faune marine et étouffe les oiseaux, détruit les habitats de nombreux animaux… ces catastrophes écologiques (et économiques) produisent un choc auprès des populations, surtout environnantes. Le problème des marées noires reste d’une cruelle actualité. Y faire face aussi efficacement que possible, avec les bons produits et les bonnes techniques, nécessite l’implication des chimistes et physicochimiques.
Depuis 20 ans, la communauté scientifique s’accordait sur le faible impact de la suie dans l’atmosphère. Associé à la pollution urbaine, ce polluant est en effet très vite inhibé par le milieu oxydant de l’atmosphère, limitant son impact. Une équipe internationale de chercheurs vient de mettre en évidence une réactivité importante de la suie dans l’atmosphère, jusqu’alors inconnue, qui est amorcée par la lumière.
La technologie actuelle des électrolyseurs et photoélectrolyseurs, dispositifs permettant de produire de l’hydrogène H2 et de l’oxygène O2 à partir d’eau, nécessite des catalyseurs métalliques à base de métaux nobles (platine, ruthénium, iridium…). Ces métaux sont rares et trop chers pour espérer les utiliser à l’échelle industrielle. Il est donc essentiel de trouver des alternatives à cette technologie.
Tous les chimistes rêveraient de pouvoir oxyder, dans des conditions douces (basse température, sans solvant organique) le méthane en méthanol, composé très utilisé dans l’industrie. Ce rêve pourrait peut-être devenir bientôt réalité grâce aux travaux menés par des chimistes de l’Institut de recherches sur la catalyse et l’environnement de Lyon (IRCELYON, CNRS / Université Lyon 1).
Pour comprendre les mécanismes responsables du climat terrestre et de ses variations il faut examiner attentivement ce que devient l’énergie rayonnée par le soleil à son arrivée sur la terre, c’est à dire faire un « bilan radiatif ». La terre reçoit quotidiennement du soleil une énergie d’environ 1,5.1022 J. À titre de comparaison, cette quantité suffirait à assurer les besoins énergétiques de l’humanité pour environ 70 ans à notre rythme de consommation actuel
Les enzymes sont des protéines (ou parfois des acides ribonucléiques) dont le rôle est de catalyser les réactions chimiques du vivant. Comme tout catalyseur, une enzyme permet d'augmenter la vitesse d'un processus sans être consommée, donc sans apparaître dans le bilan réactionnel. Les enzymes se distinguent toutefois des autres catalyseurs par une efficacité et une spécificité très élevées.  
L'ibuprofène est un analgésique (anti-douleur) et un anti-inflammatoire au même titre que l'aspirine. C'est le constituant actif de nombreux produits commerciaux et il fait partie des anti-douleurs en vente libre les plus répandus. La molécule a été découverte par la société Boots dans les années 1960 et cette société a breveté une synthèse qui a longtemps été la méthode de choix pour la production industrielle. Dans les années 1990, la société BHC à mis au point un procédé « vert », c'est à dire reposant sur les principes de la chimie verte.