Une génération qui déplace les normes et en subit de nouvelles

La génération Z fait bouger les codes, dans la vie sociale comme au travail. Elle reste pourtant exposée à des inégalités qui ne disparaissent pas, à une pression numérique constante et à des difficultés de santé mentale de plus en plus visibles. C'est ce paradoxe que la journée, réunissant spécialistes, représentants d'institutions et jeunes femmes, s'est attachée à examiner.

Trois terrains de réflexion

Le premier portait sur la manière de se construire quand le monde ne suit pas le même rythme que ses aspirations : les ambitions, le rapport au pouvoir, le choix des filières qui préparent les métiers de demain. Le deuxième concernait le corps et la santé, sous l'effet des attentes sociales et d'une connexion permanente. Le troisième s'intéressait à l'expression publique : s'informer autrement, s'engager, créer, et faire entendre des voix de femmes là où elles restent minoritaires.

Le regard d'Hélène Apparicio

Pour l'étudiante, l'intérêt de la journée tenait d'abord à la diversité des intervenantes et intervenants, tous venus de métiers différents pour parler d'un même sujet. Elle dit y avoir beaucoup appris et avoir entendu des femmes qui l'ont accompagnée depuis l'enfance, qu'elle qualifie de « femmes inspirantes avec lesquelles j'ai grandi ». Le lieu, le ministère de la Culture, a ajouté à ses yeux une portée particulière à l'événement.

Ce que les participantes en ont tiré

Les échanges ont fait émerger quelques conseils concrets pour les jeunes femmes qui construisent leur parcours. Ne pas attendre de se sentir totalement légitime pour occuper sa place. Exercer son esprit critique face aux injonctions qui circulent, en particulier sur les réseaux sociaux. S'entourer, grâce au mentorat et aux réseaux d'entraide. Choisir ses études et son métier en accord avec ses valeurs.

Les intervenantes ont aussi insisté sur l'enjeu collectif : une plus grande mixité dans les sciences et les technologies ne relève pas seulement de la justice. La diversité des profils est désormais reconnue comme un moteur d'innovation, de performance et de souveraineté économique.

Le Cercle Femmes de Sciences, derrière cette prise de parole

La présence des deux étudiantes s'inscrit dans l'action du Cercle Femmes de Sciences de l'ENS Paris-Saclay. Ce réseau rassemble étudiantes, diplômées, enseignantes, chercheuses et partenaires, ainsi que des hommes engagés pour donner de la visibilité aux trajectoires féminines. Par les rencontres et le partage d'expériences, il aide les étudiantes à gagner en assurance et incite davantage de jeunes femmes à choisir les filières scientifiques.

Rose Chantrel et Hélène Apparicio en donnent une illustration : pendant leurs études, elles participent déjà aux débats qui font évoluer les représentations et les politiques d'égalité.
 

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