Depuis la Préhistoire jusqu’à aujourd’hui, le rouge n’a jamais quitté la scène de l’art. Symbole de passion, de pouvoir ou de sacré, il s’impose comme la reine des couleurs. [1] Mais d’où viennent ces éclats qui traversent le temps
Derrière cette beauté naturelle se cache la science : la chimie des colorants, et plus particulièrement celle des hydroxyanthraquinones.
De quoi parle-t-on exactement ? Les hydroxyanthraquinones forment une famille de molécules caractérisées par un squelette anthraquinone, commun à toutes, auquel viennent s’ajouter un ou plusieurs groupes hydroxyles (Figure 1).
En particulier, elles sont connues et étudiées pour leur utilisation comme colorants. [2,3] Elles offrent une large palette de couleurs riches et variées, allant de l’orange au rose, du rouge au violet.
Les hydroxyanthraquinones ont suscité un grand intérêt, tant dans le milieu académique qu’industriel, principalement pour leurs teintes rouges. L’histoire des colorants rouges en témoigne : cette nuance a été l’une des premières que l’Homme a su maîtriser. Le rouge est présent dans les représentations picturales de nombreuses civilisations. La maîtrise de cette couleur relève d’un savoir-faire ancestral, transmis au fil du temps, dont l’origine exacte demeure inconnue.
Ce dossier, composé de deux articles, s’intéresse à la photodégradation des hydroxyanthraquinones, notamment l’alizarine.
Références
[1] Pastoureau M., Rouge, Histoire d’une couleur, Editions Seuil, 2016.
