Contexte

Étymologiquement, le terme « Réfractaire » recensé en 1539 par Robert Estienne provient du latin Refractarius qui signifie résister, refuser de se soumettre. Pour un matériau, sa signification est : qui résiste à de hautes températures.
Les réfractaires constituent un groupe important de céramiques [1] . Ils sont majoritairement composés de mélanges d’oxydes à haute température de fusion. Ce ne sont ni des métaux, ni des alliages métalliques. Ils doivent résister à 1 500 °C minimum sans ramollir et sans s’affaisser sous leur propre poids selon la norme (ISO/R836) du test de résistance pyroscopique1.

Ils sont utilisés dans tous les revêtements intérieurs des fours industriels. Leur spécificité est de résister à des conditions extrêmes sans fondre, sans se décomposer et sans réagir notablement avec les charges élaborées à l’intérieur des fours. Ces céramiques, produites en grande quantité, sont des matériaux essentiels pour notre monde moderne. En effet, ils sont indispensables à d’importants secteurs économiques. À ce titre, ce sont des matériaux stratégiques, même si leur contribution économique reste modeste.

 

Références

[1] Propriétés et Applications des Céramiques
sous la direction de P. BOCH
Traité MIM - Mécanique et Ingénierie des Matériaux
Éditions HERMES Science Publications (ISBN 2746201925), 319 p., Paris, 2001.

[2] Science et Technologies Céramiques
Édité par le Groupe Français de la Céramique, sous la direction de G. FANTOZZI, S LE GALLET, J.C. NIÈPCE, EDP SCIENCES (ISBN 9782759804283), 834 p., 2009.

Lire le 1er article du dossier
Lire le 2ème article du dossier
Lire le 3ème article du dossier
Lire le 4ème article du dossier
À lire également